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Mob Sister

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les avis de Cinemasie

4 critiques: 0.88/5

vos avis

17 critiques: 1.96/5



jeffy 1.5 (Ré)Mission
Ghost Dog 0 Il y a des films comme çà…
François 0.5 (Dé)Mission
Flying Marmotte 1.5 Comme quoi un casting d'enfer, et de jolis actrices ne font pas un film...
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(Ré)Mission

Difficile de nier l'échec de l'entreprise, alors que Jiang Hu était un bel exemple de maîtrise esthétique qui parvenait à créer un climat et par là même rendre le film intéressant, Wong Ching Po part ici dans tous les sens avec une réalisation qui semble le submerger et une technique dans laquelle il se noie. A coté de quelques plans réussis (la réunion des gardes du corps dans la salle du temple, la montée de l'escalator), se trouvent pêle-mèle toutes les idées qu'il a du un jour griffonner sur un coin de table en se disant que ça ferait bien dans son prochain film. Tout cela déstabilise trop le spectateur et semble même toucher les acteurs: on a rarement vu un tel casting aussi mal utilisé. Qu'Alex Fong soit un peu transparent, c'est assez habituel; par contre la même chose de la part de Simon Yam et d'Anthony Wong, il y a de quoi être déboussolé. Même les admirateurs de Karena Lam devraient être déçus de sa performance. A priori, aucun d'eux n'a compris où Wong Chi Po voulait en venir, pas plus que nous d'ailleurs ni probablement le principal interéssé lui-même. Alors faut-il garder espoir en Wong Chi Po après avoir vu ce film? Oui sans aucun doute, car du talent il en a, sa maîtrise des plans, son sens de la dynamique et une certaine propension à oser devraient lui permettre de renouer rapidement avec le succès. La meilleure chose avec Mob Sister, c'est que son échec l'incitera surement à refaire le point sur ses capacités et lui donnera l'occasion de réfléchir sur son métier.

21 septembre 2005
par jeffy




Il y a des films comme çà…

… Absolument nuls de bout en bout, du rythme à l’interprétation, du scénario aux rebondissements, des cascades aux dialogues, des films où rien ne fonctionne, où chaque gag tombe à plat, où chaque scène est navrante ; des films tellement au raz des pâquerettes que les producteurs se sentent obligés de montrer que, quand même, ils y ont investi du pognon dans cette daube à défaut d’autre chose, hein, vous avez vu toutes les voitures neuves qui se castagnent ? Oui, on a vu, mais on avait également vu çà chez les Charlots il y a bien longtemps. Mob Sister, ou la réincarnation des Charlots en Hong-Kongais. Il faut aimer…



21 mars 2006
par Ghost Dog




(Dé)Mission

Le casting de l'année pour le plus gros ratage de l'année, rien de moins. Mob Sister est un énorme ratage, un gachis de talents comme on en voit rarement. Pourtant avouez que ça avait de la gueule sur le papier: Eric Tsang, Anthony Wong, Simon Yam, Alex Fong, on ajoute une touche d'ancienneté avec Yuen Wah, et de jeunesse avec Karena Lam et Liu Ye. Dans le genre, on surpasse The Mission tout de même. Justement, the Mission. Pourquoi une référence au film culte de Johnnie To? Même durée très courte, même histoire de triade avec un groupe ressemblant étrangement à celui du polar de la milkyway (Anthony Wong et ses lunettes noires entouré de "all star"), même envie de faire un film dont le style marquera. Sauf que Wong Ching Po n'est pas Johnnie To.

Lancé un peu trop fort par Anytime Picture avec son sympathique mais limité Jiang Hu, le soit-disant grand espoir du cinéma HK se prend les pieds dans le tapis de la sur-stylisation. Vous trouviez Jiang Hu poseur? Mob Sister le ferait passer pour du Chabrol. Ce n'est pas compliqué, TOUS les plans du film sont chiadés à mort. Et alors me direz-vous, c'est une bonne chose non? Sauf qu'il faut aussi penser à raconter une histoire, et pas seulement à choisir le bon cadrage pour avoir un plan qui déchire. En se regardant filmer, Wong Ching Po oublie tout simplement de raconter son histoire. Certains pourront trouver ça bandant comme ils ont pu prendre du plaisir devant Casshern, mais personnellement je ne me souviens pas avoir aussi souvent regardé l'horloge pour attendre la fin du supplice.

Et si au moins la stylisation visuelle valait le déplacement. Mais au contraire d'un film d'action où elle peut se suffire à elle-même pour divertir (voir du côté de chez Kitamura), dans un film à vocation "fresque mafieuse" comme celle-ci, il faut que l'ambiance et les enjeux dramatiques prennent. Hors ici, c'est le zéro pointé. On démarre dans un gros clip, sans aucune possibilité de s'attacher à des personnages trop vite brossés, sacrifiés sur l'autel de la frime. Plus le film avance, plus on s'en fout. Reste deux trois passages sympathiques, mais à quoi bon? Le scénario d'un Szeto Kam Yuen qu'on a connu bien plus inspiré n'est pas si mauvais en lui-même, mais il aurait nécessité une bonne demi-heure de plus pour prendre vu le nombre de personnages et le côté saga qui nécessite plus d'ampleur. Et bien sûr, la photographie est propre maintenant à HK, les images sont belles, on empile des voitures, il est joli mon temple, il est cool Anthong Wong avec ses lunettes. Sauf que ne s'appelle par Tsui Hark, John Woo ou Johnnie To qui veut. Wong Ching Po vient de nous montrer à ses dépens. Il n'a probablement pas ni l'expérience ni les épaules pour gérer ce genre de projet. Et il ne faut pas voir en lui le seul coupable, mais aussi ceux qui l'ont lancé un peu trop haut un peu trop vite et lui brûle les ailes.

Alors Mob Sister nul? Allez, on peut le dire, et prétentieux en plus, à fuir comme la peste, le gros coup de gueule de l'année.

20 septembre 2005
par François


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